L’exemple du Portugal

En Mai 2011, le Portugal a du obtenir un prêt d’urgence de 78 milliards d’euros auprès de l’Union Européenne et du FMI pour ne pas faire défaut sur sa dette.
A cette époque sa dette ne représentait que 108% de son PIB (Produit Intérieur Brut).
A la fin du 3e trimestre 2015 la dette de la France représente 97% de son PIB. En 2015 le déficit budgétaire s’est élevé à 2,7% du PIB.

La raison pour laquelle le Portugal a du obtenir un prêt d’urgence est qu’il se finance sur les marchés internationaux. En Mars 2011 l’agence de notation S&P a abaissé sa notation à BBB-. Ceci a incité les investisseurs à ne plus acheter d’obligations portugaises et a augmenté le taux d’intérêt que paye l’état portugais à un niveau insoutenable (5,9% à un an). Si le Portugal avait disposé de sa propre monnaie et de sa propre banque centrale, celle-ci aurait pu acheter les obligations de l’état portugais et maintenir le taux d’intérêt à un niveau raisonnable. C’est ce que font actuellement la banque centrale européenne et la réserve fédérale américaine.

La conséquence de ce prêt d’urgence est que le Portugal a perdu le contrôle de sa politique économique. Celle-ci est décidée par ses bailleurs de fonds, l’Union Européenne et le FMI. Le prêt fut soumis à des mesures d’austérité conséquentes:

-baisse du nombre de fonctionnaires de 8,7%
-privatisation des aéroports portugais, de la poste portugaise, de la compagnie d’électricité portugaise EDP, de la compagnie aérienne nationale TAP, de la compagnie de fret CP Carga

Le chômage était de 12,5% en Mai 2011 et de 14,4% en Mai 2014, date à laquelle le Portugal a remboursé le prêt.

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