Le Front National et l’euro

Page sur l’euro du site du Front National

Le Front National souhaite retrouver une politique monétaire et bancaire indépendante, à l’image du Royaume-Uni, qui a conservé sa propre monnaie et banque centrale tout en étant membre de l’Union Européenne.

  • L’euro, en tant que monnaie commune impose un taux de change fixe entre les différents pays européens. Cette rigidité ne permet pas d’appliquer de solutions monétaires en période de crise et la variable d’ajustement devient le coût du travail.
  • Ceci s’est traduit pour plusieurs pays européens par une banqueroute.

Le Portugal

et pour la France par une croissance faible et un chômage élevé.

Cette opinion est partagée par de nombreux économistes de premier rang (voir section ÉCONOMISTES ET PRIX NOBEL FAVORABLES À LA FIN DE L’EURO à la page 5 du dossier du Front National)

Article de Christopher Sims (prix nobel d’économie 2011)

Few at the time of the Euro’s creation realized, in my view, that they were abandoning an effective lender of last resort function and accepting periodic outright government default on debt as part of the new monetary regime. One way forward would be to require people to recognize that these are the consequences of the Euro. Proceeding in this direction would entail changes in ECB operational methods and would require harsh measures in countries struggling with temporary fiscal problems. It would amount to reproducing the essential features of the gold standard. It is not clear to me that, once these consequences were fully and widely understood, continued adherence to
the Euro would remain politically viable.
« Peu à l’époque de la création de l’euro réalisèrent à mon avis qu’ils abandonnaient un prêteur en dernier ressort efficace et acceptaient des défauts de dette souveraine réguliers comme un élément du nouveau régime monétaire. Un progrès serait de faire admettre aux gens que ce sont les conséquences de l’euro. Aller dans cette direction demanderait des changements aux méthodes de la BCE et des mesures strictes dans les pays en proie à des difficultés fiscales temporaires. Cela équivaudrait à répliquer les principales caractéristiques de l’étalon-or. Il n’est pas clair pour moi, une fois ces conséquences complètement comprises, comment la continuation de l’adhésion à l’euro puisse rester politiquement possible. »

 

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