950e anniversaire de la bataille d’Hastings: le FN présent

Le 14 juin 2016 s’est déroulée à Hastings la commémoration des 950 ans de la bataille d’Hastings, placée sous le signe de la coopération franco-britannique. Janice Atkinson, députée européenne britannique membre du groupe Europe Nations et Libertés avait invité une délégation du Front National, dont faisaient partie nos députés européens Edouard Ferrand et Dominique Bilde et à laquelle se sont joints plusieurs membres de notre section du Royaume-Uni.

http://edouardferrand.com/deplacement-du-groupe-enl-a-hastings-angleterre/

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(Janice Atkinson et Dominique Bilde)

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(Edouard Ferrand et Dominique Bilde)

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Compte-rendu de la conférence sur le Brexit du 31 Mai à Hammersmith, Londres

Une délégation de nos membres s’est rendue à Hammersmith mardi dernier pour assister à la conférence sur le Brexit organisée par les partisans de la sortie.

Voici le témoignage de E. Spartali:

 

Quatres hommes, quatres partis, un mot : LEAVE

En ce Mardi 31 Mai, il ne restait plus que trois semaines avant que le référendum décisif, communément appelé Brexit, ait lieu. Malgré une pluie battante, plusieurs centaines d’individus s’étaient réunis dans l’immense salle de la mairie d’Hammersmith – un quartier cossu situé à l’Ouest de Londres – pour écouter les arguments des pro-Brexit. Pendant deux heures, quatres personnalités politiques de différents bords – parfois opposés – prirent tour à tour la parole pour exprimer unanimement la même conviction: le pays doit sortir de l’Union Européenne.

« Il n’est pas question ici de lister le nombre d’arguments pour vs. contre l’U.E. : il s’agit plutôt de simplement se demander si oui ou non nous voulons être une démocratie autonome » déclara Graham Stringer, député travailliste, ajoutant que « désormais 55% de nos lois sont décidés par l’U.E. ». De plus, il se dit inquiet de l’avenir de la jeunesse du pays aux mains de ces technocrates Européens qui ont déjà « brutalisé une génération toute entière : regardez comment ils ont traité les moins de 25 ans en Espagne, au Portugal, en Italie et en Grece ! ». On notera que la prise de position du député est a contre courant de celle officiellement adoptée par son parti, néanmoins elle fut très appréciée des spectateurs : lorsque la parole fut donnée au public un individu remercia M. Stringer et, en tant qu’électeur de gauche, déplora le manque de pluralité dans les débats au sein du Labour mené par Jeremy Corbyn. Une remarque ô combien applaudie par l’audience, démontrant au passage l’hétérogénéité idéologique des auditeurs de cette conférence. Effectivement, il n’y a pas que des gens dit « de droite » qui sont pour le brexit ! « Chaque individu doit avoir le droit de critiquer l’immigration sans se faire traiter de raciste (…) l’extrême droite agressive ne doit pas avoir le monopole de ce débat» dit Lord Owen, le fondateur du parti centriste des sociaux-démocrates (le SDP, qui fusionna en 1988 avec les libéraux-démocrates). Il continua en s’adressant a la foule : « soyez fort, ayez confiance en la capacité de votre pays. Bien sure les débuts seront difficiles, mais penser aux décennies à venir. Ayez foi en votre pays, nous pouvons le faire. ». Un engouement patriotique auquel les spectateurs furent sensibles, comme en témoignaient leurs applaudissements. Le très charismatique Daniel Hannan, député Européen du parti conservateur, poursuivit avec le sourire sur le même ton : « Courage ! La campagne des pro-U.E. est tellement pessimiste, c’est comme si ils n’avaient rien de bien a dire sur notre pays ! Nous, de notre coté, on ne trouve rien de bien à dire sur l’U.E… Si le R.U. cinquième puissance mondiale, n’est pas en capacité a se gouverner tout seul, alors dites-moi, qui peut le faire ?! Notre langue est la plus apprise par la race humaine ; le monde a une vision prospère de notre pays » Des sons d’approbations se font entendre dans la salle. Il poursuivit : « Jusqu’ici Bruxelles contrôle nos marchés, de ce fait nous ne pouvons pas signer d’accord de libre échange avec les pays du Commonwealth comme l’Inde, le Canada, l’Australie ou la Nouvelle-Zélande, hors c’est la où la croissance actuelle se joue : dans les zones du globe a l’extérieur de l’Union Européenne.  L’U.E. ne peut satisfaire tout le monde, la preuve : quand elle essaie de signer un accord de libre échange avec Australie, les italiens ne sont pas d’accord pour une histoire d’exportation de tomates. Autre exemple : depuis sept ans l’U.E. négocie un traité de libre-échange avec le Canada, mais il est actuellement bloqué par la Roumanie à cause des spécificités de leurs visas. Un manque à gagner énorme pour nous alors qu’en attendant l’U.E. ne nous apporte pas grande chose, dans le sens ou historiquement elle fut créée pour supporter des marchés intra-européens agricoles, miniers et métallurgiques, alors que le Royaume-Uni d’aujourd’hui s’est essentiellement basé sur une économie de services, dont le développement se voit freiner par les intérêts d’autrui. » . Il évoqua également la puissante influence que le lobby des grandes entreprises exerce sur les régulations de l’union européenne, les tournant a leurs avantages et créant ainsi des restrictions qui constituent un obstacle important à la pénétration des marchés par de nouveaux concurrents, ce dont les SME sont les premières a souffrir – un fait déplorable pour cette nation à forte culture entrepreneuriale. Tout comme le député Douglas Carswell du parti UKIP, Daniel Hannan critiqua aussi fortement les négociations entreprises par David Cameron – l’on notera encore une fois qu’en Angleterre, un élu peut exprimer une opinion différente de son parti sans être qualifié de paria ou de « frondeur » – puisque le premier ministre « en demandait peu, n’obtint rien et ne sera plus jamais en position d’exiger quoique ce soit » si le référendum débouche sur un immobilisme pro-européen. « Ne voter pas par dépit en vous disant que l’U.E. est un peu merdique (sic) mais que l’alternative peut-être pire. Certains vous diront même que si l’on reste dans l’U.E. on pourrait la réformer et la rendre meilleure. A eux, je demande : qu’est-ce que 40 ans de réformes ont accomplis jusqu’ici ? ». Il conclue son éloquent discours d’une note assassine : «  Si l’U.E. nous demandait aujourd’hui de la rejoindre afin qu’elle prenne contrôle de nos lois pour la modique somme de £50.000.000 par jour, vous diriez oui, vous ? »